Traduction de l’interview de NEWS MAGAZIN (n°19/2017)

TRADUCTION FRANCAISE  de l’article de NEWS MAGAZIN N°19 / 2017 sur « La nouvelle vie de Conchita »

NEWS : M. Neuwirth, quelle est la question sur Conchita qui vous agace le plus ?

C : Y-en-a-t-il une qui m’agace ? Eh bien, beaucoup veulent savoir si je vais dans les toilettes des hommes ou des femmes.

NEWS : Et ?

C : Là où la file d’attente est la plus courte. Oui, mais les gens sont intéressés. Et aussi si ma présence est dérangeante pour les gens qui sont déjà à l’intérieur. Mais cela ne les dérange pas, les filles en tout cas. Puisque je joue déjà avec les rôles de genres, pourquoi ne pas tirer avantage de toutes les possibilités ?

NEWS : Quand vous vous habillez en Conchita, est-ce comme un patron qui met son costume à rayures – comme une sorte d’uniforme professionnel ?

C : Oui et pour être tout à fait franc : avant c’était une fête, j’essayais des choses et je finissais souvent par ressembler à un raton laveur (yeux entourés de noir) Mais maintenant, ça fait partie d’un processus et ce n’est plus si excitant pour moi. Je vois plus ou moins ça comme un uniforme sans grandes transformations. Je dirais qu’il y a une certaine routine.

NEWS : Bon, les uniformes ont la fonction de masquer les choses personnelles. Qu’est-ce que vous cachez?

C : Probablement, je pense,  l’insécurité que j’éprouverais si j’étais un personnage public sans maquillage et perruque. Autrefois j’étais devant le public sans maquillage et je me suis rendu compte que ce n’étais pas agréable pour moi d’être aussi reconnu dans ma vie privée. Donc, je la restreins, ça rend les choses un peu plus difficiles pour les gens.

NEWS : Sur les images de la séance photos de News, on peut voir un homme très séduisant – est-ce que ça correspond à ce que vous ressentez en ce moment ?

C : Je crois que oui. Je m’occupe de mon côté féminin depuis très longtemps. Je ne sais pas ce qui a été déclenché en moi mais ces derniers mois je m’occupe de ma masculinité, de laquelle, avant…. Je ne sais pas, j’avais peut-être même peur.

NEWS : De l’anxiété ?

C : La peur de ne pas être assez masculin, de ne pas correspondre aux stéréotypes ordinaires de ce qu’un homme doit être habituellement. Parce que je savais que je ne peux pas atteindre ces stéréotypes et je ne le veux pas.

NEWS : Avez-vous jamais pensé à un changement de genre ?

C : Non, je n’ai jamais eu cette idée. J’aimais juste me déguiser.

NEWS : Et Conchita -avant-  représentait une sorte d’échappatoire dans la féminité ?

C : Peut-être qu’on peut le voir comme ça rétrospectivement, mais bien sûr je ne le ressentais pas ainsi. En attendant, j’apprends un autre côté de moi-même. De même que je dis toujours ce que je ressens, je ne peux pas cacher tout mon être, donc, il devient plus masculin.

NEWS : Si on laisse de côté le côté visuel – comment remarque-t-on la différence ?

C : Difficile à dire, on se dirige toujours droit vers la pensée cantonnée à des cases : si je fais ceci, suis-je plus masculin que si je fais ça ? Je crois simplement que mes attributs physiques deviennent plus masculins. C’était environ il y a un an et demi, à cause de beaucoup de nourriture malsaine et bourrée de calories que j’ai vu se dessiner un ventre très nuisible à l’estime de soi et ce n’était simplement pas possible ! Donc, j’ai commencé à faire du sport et cela m’amuse beaucoup. Je crois que vous pouvez le voir aussi. Cela rend le côté l’homme plus évident.

NEWS : La testostérone est libérée par l’effort ce qui est probablement aussi un processus chimique…

C : Peut-être que c’est simple de l’expliquer comme ça.

NEWS : Conchita, cependant a été conçue comme une femme, comme une dame.

C : J’ai essayé de la rendre aussi féminine que possible. Quand j’ai gagné l’Eurovision, j’étais très, très stricte : je voulais être appelée « elle » parce que je voulais que les gens respectent ce personnage artistique. J’y avais beaucoup réfléchi et étais très investie. Maintenant je suis beaucoup plus décontracté à ce sujet, je réagis à la fois en tant que Conchita et Tom – mais j’étais allergique à ça avant.

NEWS : Il y a quelques mois vous avez dit dans une interview avec le « Welt » que vous alliez devoir tuer Conchita. Pourquoi cela a-t-il déclenché un tel tumulte ?

C : Aucune idée, c’était absurde. J’avais une très longue interview qui a duré toute la soirée, puis nous avons aussi mangé et nous somme beaucoup amusés. A un moment, le journaliste a commencé la phrase suivante : « En fait, Conchita, vous devez… » Et j’ai dit, en attaquant mon Schnitzel viennois, de façon purement associative : « Zack, je dois la tuer. » Ce qui a conduit le « Welt » a ce gros titre accrocheur dans le « Welt ». Je ne m’attendais pas à ça. Mais, oui, je l’ai dit et en fin de compte la vérité est que Conchita, un jour… Bon, je ne vais pas prendre ma retraite avec ce personnage, j’ai beaucoup trop d’idées en tête que  je veux réaliser.

NEWS : Quel rapport ont les nouvelles images avec l’idée originale de Conchita ?

C : Ce sont clairement des instantanés de ma vie, à l’état brut, pas aussi raffinés, pas aussi jolis. Il y a eu ce point culminant avec la victoire au concours de l’Eurovision, Conchita était magnifiquement habillée, coquette et étincelante, comme une première dame ou une secrétaire personnelle. L’idée de l’illusion est encore présente mais je crois que nous nous dirigeons vers une période qui réclame de l’honnêteté et de la vérité sans fard. Et oui, je peux vraiment être comme sur ces photos.

NEWS : Envisageriez-vous le nom de Conchita pour l’homme sur les photos ?

C : Probablement pas.

NEWS : Les cheveux, la barbe, le regard perdu dans une rêverie, nous rappellent d’une certaine façon des icônes de Jésus. N’avez-vous pas peur d’offenser les gens avec cette image de sauveur ?

C : Zéro peur, parce que la façon dont les gens me voient, ne me concerne pas du tout. C’est pareil pour ce que les gens pensent de moi puisque je ne l’ignore. Mais si je devais me lever et dire, « Je me vois comme une image de Jésus, » alors je devrais craindre d’être réprimandée – et se serait légitime.

NEWS : Croyez-vous en Dieu,

C : Je pense beaucoup à la religion, surtout parce que ma mère est très croyante. Bien que j’aie quitté l’église, parce que je ne suis pas d’accord avec la mise en œuvre de ses concepts, je me considère au moins comme un homme de spiritualité. Mais pour être honnête, je n’ai aucune idée sur dieu.

NEWS : Est-ce vrai, ce que vous venez de le dire, que vous vous moquez vraiment de ce que les gens pensent de vous ?

C : Ça m’importe avec les gens que j’aime.

NEWS : Combien sont-ils ?

C : Peu, mes proches, donc ma famille plus environ dix personnes – c’est pourquoi j’ai une vie très décontractée.

NEWS : Est-ce que ça pourrait ne pas être bien dans une période de possibles échecs ?

C : Je n’écoutais personne pendant les bonnes périodes ou les mauvaises. Pouvez-vous imaginer combien de personnes m’ont déjà donné le conseil de raser ma barbe ? Bien sûr, si vous avez gagné l’Eurovision, vous pouvez vous permettre le luxe de dire : maintenant je peux prendre une pose pendant l’été pour écrire des chansons sans avoir vraiment peur. Mais j’ose affirmer – car j’ai déjà connu ça – que je ne deviendrai pas malheureux quand la gloire aura disparu. Avec la victoire à l’Eurovision, mon bonheur n’a pas changé et je me connais assez bien pour savoir comment je me rendre heureux. Si c’est bon pour les affaires, je ne sais pas. Mais je ne fais pas de compromis parce que, en fin de compte je suis un artiste, pas un homme d’affaires.

NEWS : Donc, vous êtes libéré de l’anxiété matérielle ?

C : Après » Starmania » est venu le groupe de garçons qui n’a pas très bien marché. Après ça, j’ai immédiatement cherché un emploi et ai travaillé chez H&M même si tout le monde me reconnaissait. Mais je ne suis pas trop fier, oui, quelqu’un doit payer mon loyer. Mais je suis trop fier pour que ce soit mes parents qui payent mon loyer. Je n’aurais pas peur d’accepter un travail sans glamour. Si je vais dîner avec des célébrités comme Jean Paul Gaultier, Nina Hagen, Amanda Lear ou Nana Mouskouri, je n’ai pas l’impression que je fais vraiment partie de ce monde. Je me vois encore comme un invité.

NEWS : Gery keszler vous a récemment intégré au jeu comme son successeur potentiel à la tête des « Life Balls ». Serait-ce une option réaliste ?

C : Sa proposition m’honore parce que je me sentirai toujours proche du Life Ball, sous quelque forme que ce soit. Mais ce qui se passera dans cinq ou dix ans, je ne peux le dire, même avec beaucoup d’imagination.

NEWS : Vous venez d’un environnement de classe moyenne rurale, tout au fond de vous, en dépit du glamour extérieur, y-a-t-il un désir de bonheur bourgeois – d’avoir votre propre famille, des enfants ?

C : Non, non pas du tout. L’un de mes buts principaux est de pouvoir un jour, acheter une maison pour  mes parents  parce que je sais que ça leur ferait un très grand plaisir. Mais ma propre famille ? Non. Bien sûr, comme tous les humains, j’ai besoin d’être aimé. Mais je me mets plutôt en retrait et attend ce qui va se passer, je peux être très heureux tout seul. Le manque d’amour, c’est quelque chose que je ne connais pas du tout.

NEWS : Vous n’êtes pas seul, vous avez Conchita. : vous-même et puis ce personnage artistique démesuré – est-ce que ça ne peut pas affecter un peu trop un partenaire potentiel ?

C : En dehors de Conchita, je serais quelqu’un d’accablant dans une relation.

NEWS : De quelle façon ?

C : Il y a cet égoïsme, cette curiosité de parvenir à me connaitre complètement. Peut-être n’ai-je pas tellement le besoin d’avoir quelqu’un à mes côtés parce que j’ai assez à faire avec moi-même.

NEWS : Vos parents tiennent une auberge, il y a aussi un jukebox – qu’il a-t-il dedans ?

C : Il y avait cette chanson que je passais tout le temps : « I Will Always Love You » par Whitney Houston, c’était la seule chanson qui m’intéressait.

NEWS : Etes-vous intéressé par la musique populaire ? Avez-vous des points communs avec l’autre grand soliste de la scène musicale locale, Andreas Gabalier ?

C : Mélodiquement, peut-être. Je trouve son titre « Amoi seg’ ma uns wieder » (un jour nous nous reverrons) vraiment très, très mode  et un peu folk,  là nous sommes proches.

NEWS : Aimez-vous la musique populaire ?

C : Bien sûr. Si quelqu’un sait vraiment chanter la tyrolienne, c’est incroyablement beau. J’étais moi-même dans un orchestre de cuivres et tout l’éventail des marches m’est familier, il y a aussi des morceaux qui déclenchent en moi de la joie et de l’excitation – mais ce serait un mensonge de dire que j’en écoute souvent en privé. Mais à certaines occasions, je trouve Helene Fischer formidable.

NEWS : Quelles occasions ?

C : Eh bien, dans la tente à bière, bien sûr. Avec « Atemlos », je monte sur le banc. Bien sûr en vêtements civils, donc en culotte de peau.

NEWS : Allez-vous à des fêtes de la bière ?

C : Mais, bien sûr, ce sont des traditions que mes amis et moi cultivons depuis des décennies.

NEWS : Votre grand-mère est l’une des personnes qui vous influence le plus. Que vous apprend-elle ?

C : Ma grand-mère m’apprend la discipline et les bonnes manières – et à faire attention à moi : allez au lit de bonne heure, manger correctement, avoir toujours quelque chose à faire.

NEWS : Peut-elle assumer que son petit-fils dise, « si je suis un homme ou une femme, je ne peux pas le dire exactement. » ?

C : Ce n’est pas vrai, je peux le dire. Je peux dire que je suis un homme, je l’ai toujours été. Même quand j’étais ultra-féminine, je ne me sentais jamais comme une femme, plutôt comme un imitateur de femmes. Et pour ma grand-mère, tout ça c’est très divertissant.

NEWS : Si vous abandonniez Conchita, n’y aurait-il pas un certain risque de schizophrénie ?

C : Schizophrénique ? Non, je pense que les gens interprètent un peu trop. Pour moi-même, Conchita n’est rien d’autre qu’une perruque et du maquillage.

NEWS : Seulement une perruque et du maquillage – maintenant vous démystifiez votre propre modèle économique.

C : Non, je pourrais le dire 98,000 fois, les gens continueraient à voir ce qu’ils veulent voir. Et c’est merveilleux, quand les gens disent, « Pour moi cela signifie quelque chose de complètement différent. » Je ne veux pas enlever ça aux gens.

NEWS : De toute évidence, vous avez fait de Conchita une des figures les plus célèbres du pays mais on pourrait aussi dire avec méchanceté, qu’il n’y a pas eu de grand succès après la victoire à l’Eurovision.

C : Mais c’est vrai et donc pas méchant, mais la vérité. Probablement que beaucoup pensent qu’après un tel triomphe tout va de soi mais ce n’est pas le cas. Le concours offre un tremplin, c’est out. Strictement parlant, « Rise Like a Phoenix » n’est pas un grand succès, alors que c’est un grand succès qui a fait deuxième. Pour moi, le grand succès était depuis le départ l’ensemble, le fait que je ne chantais pas trop mal et aussi avais l’apparence que j’avais. Je serais naïf de croire que j’ai gagné parce que j’avais la meilleure chanson.

NEWS : Pour votre album qui vient, vous écrivez les chansons vous-même, du moins partiellement, sans être un auteur de chansons d’origine…

C : …. Et c’est incroyablement difficile, incompréhensiblement difficile. Parce que je suis particulièrement impatient avec moi-même. Je ne me lasse pas de chanter des chansons dans mon téléphone, d’écrire les paroles – et puis, avec mes petits morceaux, je vais vers des gens qui sont beaucoup plus talentueux que moi et qui alors essayent de les mettre en forme. Ecrire des chansons n’a pas été mis dans mon berceau et je n’ai pas déjà écrit des chansons bouleversantes à l’école – mais c’est agréable de faire partie de la création d’une chanson depuis le début. Mais j’avais aussi des chansons formidables dans mon premier album et je suis convaincu qu’elles auraient pu faire de grands succès si elles avaient été chantées par quelqu’un d’autre.

NEWS : Comment ça ? N’êtes-vous pas satisfait de votre voix ?

C : J’ai maintenant mon propre groupe, avant je chantais seulement en semi-playback. Cela a pu créer une certaine distance dans la relation à la musique, que je ne pouvais pas expliquer. Mais avec le groupe, j’ai alors réalisé : Oh, c’est ce qu’on ressent quand on fait vraiment de la musique, si l’on n’est pas restreint par une bande sur laquelle on peut s’arrêter de chanter – si ce n’est pas un grand karaoké mais vraiment de la musique ! Il n’y a rien de mal à ça si en fin de compte vous êtes meilleur interprète qu’auteur de chansons. Barbra Streisand a une fois écrit un album qui a été un flop complet mais elle a dit, « je dois le faire maintenant. » C’est ce que je ressens à propos de cet album : maintenant, je veux savoir ! Je dois découvrir si je peux vraiment faire ça – c’est-à-dire mettre mes propres mots sur des histoires. J’ai interprété quelques-unes des nouvelles chansons du second album et je sens que l’on est sur la bonne voie.

NEWS : Y-aura-t-il des reprises sur l’album ?

C : On a encore rien arrêté mais il y a déjà quelques chansons que je voudrais reprendre. Je sais qu’on ne peut pas dire ça, mais j’adore chanter « Purple Rain » de Prince, et ce titre devrait en fait, être sur l’album.

Couverture : Conchita – Ma nouvelle vie

Soudain rude et masculin : notre star de l’Eurovision se réinvente. Une séance photos incroyable avec le News.

Page 2

Il ne reste rien de la Conchita glamour : son créateur, Tom Neuwirth est maintenant rude et masculin.

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Conchita, complétement transformée : Tom Neuwirth à la séance photos du News sur le canal du Danube

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« Je ne me suis jamais senti comme un femme »

Trois ans après la victoire historique à l’Eurovision, Conchita se présente au masculin comme jamais vu auparavant, avec des photos de la séance du News : son créateur et interprète, Tom Neuwirth annonce ses adieux à son personnage artistique – et explique sa phase ultra féminine

Par David Pesendorfer ; photos : Inge Prader, assistant photos : Nina Helf, styliste : Julia Philippitsch, coiffure : Alma Milcic, maquillage : Selma Yakin

Page 110

A propos de la personne

Ou, par exception, les personnes : Thomas « Tom » Neuwirth né le 6 novembre 1988 à Gmunden. Il est diplômé de l’école de Stylisme Grazer et a acquis sa première réputation de chanteur par sa participation au show ORF « Starmania ». Depuis 2011, il est apparu en tant que la drag-queen Conchita Wurst, maintenant seulement Conchita. Conchita a gagné l’Eurovision pour l’Autriche en 2014 avec « Rise Like A Phoenix » – pour la première fois depuis Udo Jürgens en 1966.

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En ce qui me concerne, Conchita n’est rien de plus qu’une perruque et de maquillage.

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J’étais préoccupé par ma masculinité, avant j’en avais peur.

Page 113

Sur scène

Conchita se produit dans de grands spectacles sur scène

Conchita est la présentatrice et la star musicale de l’ouverture du Festival viennois : ses concerts symphoniques qui ont déjà fait sensation à l’Opéra de Sydney, et ont été spécialement peaufinés pour le grand festival sur la Rathausplatz de Vienne (aujourd’hui, vendredi à partir de 21h, accès gratuit). Conchita est accompagnée par le Vienna Symphoniker et comprend Harri stojka , Ernst Molden et Willi Resetarits, entre autres.

A partir de juin, Conchita se produira avec son groupe : les prochaines dates : 17 juin, Burgarena Finkenstein ; 17 août, CASEMATES OF Graz. 19 août, Donona’s Tulln ; 2 octobre, Circus Krone, Munich.

Ensuite, elle se produit à nouveau avec orchestre. Les dates de son programme « From Vienna with Love » : 6 novembre, Gewandhaus Leipzig ; 7 novembre, Philarmonie Berlin ; 8 novembre, Laeiszhalle Hambourg.

Toutes les nouvelles concernant Conchita sont aussi sur les grands réseaux sociaux.

Traduction: Jocelyne Peltier

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