Traduction de l’Article du magazine EuroPride festival 2016

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https://issuu.com/amsterdamgaypride/docs/europride_magazine/1

TRADUCTION FRANCAISE (par Jocelyne Peltier) de l’article du magazine « Europride 2016 Festival » dont Conchita Wurst, est l’ambassadrice cette année, par Marco Hohl.

Conchita, c’est un honneur que vous soyez l’un de nos ambassadeurs cette année. Mais avant de nous pencher sur ce sujet particulier, je me demandais : que faites-vous en ce moment ?

C : Eh bien, je vais partir en tournée ce qui est très excitant. C’est ma toute première tournée. Je vais interpréter des chansons qui m’inspirent. Ce sera très intime. Je vais raconter des histoires et plaisanter un peu. Je voudrais créer tout une atmosphère de bonheur.

Alors, pourquoi avez-vous dit ‘oui’ pour devenir une ambassadrice de l’Europride ?

C : Je dois être tout à fait franche. Le Pride d’Amsterdam m’a époustouflée. Je suis venue ici en 2014 et partout où je regardais il y avait des drapeaux arc-en-ciel. C’est quelque chose auquel je ne suis pas habituée. Nous avons une Pride à Vienne mais c’est surtout la communauté faisant sa propre fête. Ce n’est pas comme si des gens sortaient dans la rue et nous soutenaient. Ici, c’est complètement différent. Après avoir parcouru le monde et pris part à de nombreuses Prides, les gens me demandent souvent ‘quelle est votre préférée ?’ Et c’est difficile à dire, parce que chaque ville a quelque chose d’unique. Mais la Pride d’Amsterdam m’a époustouflée. Voir une grand-mère avec ses petits-enfants agiter des drapeaux arc-en-ciel… C’est tellement merveilleux. Voilà pourquoi je devais dire ‘oui !’

Vous vous êtes produite sur scène la dernière fois, mais vous avez aussi participé à la parade sur le canal, n’est-ce pas ?

C : Oui, c’était amusant. C’est vraiment spécial. Dans aucune autre ville, il n’y a une Pride sur l’eau. Il y avait ces pauvres gars sur le bateau qui devaient dégonfler ces énormes boudins gonflables chaque fois que nous passions sous un pont. Parce que s’ils ne le faisaient pas, le bateau ne pouvait pas passer. Chaque fois que ça arrivait, les gars me donnaient une petite gorgée de vodka. Et il y avait beaucoup de ponts, alors je dois admettre que j’ai bu pas mal de coups. C’était une fête incroyable.

Le thème de l’EuroPride de cette année est ‘Joignez-vous à notre liberté, n’hésitez-pas à vous joindre à nous’. Vous nous avez déjà rejoints, mais que veut dire la liberté pour vous et comment allez-vous la partager avec nous ?

C : C’est un message si important de nos jours, n’est-ce pas ? Tellement de choses horribles arrivent dans notre société. J’ai le sentiment que la société grandit dans toutes les directions. Malheureusement, il y a des gens qui deviennent plus conservateurs, mais il y a aussi beaucoup de gens qui deviennent plus larges d’esprit. Des gens qui comprennent vraiment que ce n’est pas une question de race, de couleur de peau, d’orientation sexuelle ou de croyances religieuses. Ces choses ne créent pas la société ou votre personnalité. La liberté pour moi, est de pouvoir vous exprimer, quoi que vous ressentiez. Mes parents nous ont élevés, mon frère et moi, avec deux règles simples. Ils nous ont dit de ne blesser personne et d’être respectueux. Si vous faites ça, vous ne pouvez rien faire de mal. C’est ce que j’aimerais partager comme ambassadrice de l’EuroPride.

Dans une interview de la BBC avec Graham Norton, vous avez dit qu’en tant qu’enfant qui a grandi dans une petite ville vous avez toujours voulu vous intégrer. Vous vouliez faire ‘partie du jeu’, mais qu’ensuite vous avez découvert que vous deviez créer votre propre jeu…

C : Je suis de la campagne et c’était très conservateur. Les choses ont commencé à devenir compliquées pour moi quand j’ai eu dix ou onze ans. Les gens me traitaient de noms méchants et c’étaient dur d’aller à l’école. Je restais dans la classe toute la journée pour ne pas avoir à affronter les autres enfants. C’est ce que j’ai vécu. Mais je ne me vois pas comme une victime. J’ai toujours été entourée d’amour. Une fois que j’ai découvert que je n’étais pas ‘l’erreur’, mais que c’était la société dans laquelle nous vivons, plus rien ne pouvait me faire de mal. En fin de compte, il faut essayer de trouver un équilibre avec vous-même. Etre vous-même. Vous accepter. Aimer vraiment qui vous êtes même si c’est difficile parfois et alors vous pourrez créer votre propre jeu.

 

 

 

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