Traduction française d’une interview « avant » l’Eurovision 28 02 2014

https://youtu.be/q_BGHudnH8g

TRADUCTION FRANCAISE (par Jocelyne Peltier) de l’interview AUF DEM ROTEN STUHL du 28 02 2014

Journaliste : Nous accueillons aujourd’hui, la candidate autrichienne à l’Eurovision 2014, Conchita Wurst. Je suis heureux que vous ayez trouvé le temps. Conchita : Merci de me montrer de l’intérêt.
J : Il n’y a pas de quoi. Conchita, j’ai entendu dire que Tom Neuwirth a décidé de créer le personnage de Conchita Wurst à cause des discriminations et des accusations auxquelles Tom a dû faire face. Je voudrais savoir si ce personnage est apparu après le passage de Tom dans ‘Starmania’ en 2006, ou encore avant ?
C : Je dis toujours que j’ai traversé une seconde puberté en tant que Conchita. Pour essayer de l’expliquer de la façon la plus compréhensible possible : je crois qu’elle a toujours été là et que c’était seulement une question de temps et de développement personnel avant que je puisse donner vie à la dame barbue. Il y avait déjà quelque chose bien avant ‘Starmania’. Un de mes premiers souvenirs, de quand j’avais 4 ou 5 ans, est ma grand-mère disant à ma mère : maintenant, laisse-le sortir en jupe ou on ne sortira jamais de la maison. Donc, j’ai clairement toujours eu de l’affinité pour les vêtements féminins. Avec le temps, c’est devenu ce que je ressentais comme étant la meilleure façon d’exprimer ce qui se passait en moi.
J : Et est-ce que votre famille a eu des problèmes avec ça ?
C : J’ai une attitude très pragmatique vis-à-vis de la famille. Je dois dire que j’ai la chance d’avoir toujours eu le soutien de ma famille et que j’ai grandi en me sentant aimé et accepté. Mais ce n’est pas toujours le cas. Je crois que si ma famille ne m’approuvait pas et ne me soutenait pas, cela ne changerait pas mes décisions.
On ne peut pas choisir sa famille. Ce n’est pas parce que quelqu’un est un parent, qu’il doit être mon ami. Heureusement pour moi, ma famille est les deux. Mais ma décision de faire ce que je voulais ne dépendait de l’opinion de personne.
J : Je vous crois. Vous avez une attitude très confiante. Donc, le manque d’acceptation et l’hostilité venaient d’ailleurs, par exemple des camarades d’école ?
C : Oui. Remarquez, cela ne m’affecterait pas autant aujourd’hui. Mais à l’époque, pendant la puberté, c’était le cas. Traverser la puberté est un processus difficile pour tout le monde. J’avais en plus le problème d’être différent dans un environnement rural conservateur.
J : Oui ? Je crois que vous avez grandi dans la région d’Ober-Oesterreich ?
C : J’y suis né, mais j’ai grandi à Steiermark, à côté. Je sais que je parle de problèmes de privilèges ici, ailleurs, par exemple en Amérique, il y a des adolescents qui se suicident parce que la pression causée par leur homosexualité est trop grande. Mais mon expérience a été suffisamment difficile et c’est pourquoi j’essaye de changer quelque chose.
J : Diriez-vous que Conchita est une sorte d’armure qui vous protège des choses que Tom Neuwirth trouvait difficiles à affronter ?
C : Oui, d’une certaine façon, mais pas seulement. D’abord, je me sens plus à l’aise sur scène comme ça. Il y a beaucoup d’artistes qui sentent qu’ils deviennent une autre personne sur scène, et c’est comme ça pour moi aussi, sauf que ma transformation extérieure est beaucoup plus drastique que celle de la plupart des artistes.
Cela rend beaucoup de choses plus faciles à faire et à dire que si je les faisais en tant que personne privée. J’ai plus de confiance dans ce rôle et j’apprécie plus de faire mon métier de cette façon.
Et les gens écoutent plus. Après tout, j’aurais pu choisir d’être tout ça sans la barbe. Bien sûr, je sais que la barbe fait la différence. Je ressens cela comme une petite victoire quand je suis dans la rue, comme aujourd’hui, et vue par des gens qui n’ont jamais entendu parler de mon numéro avant. Idéalement, ces gens vont rentrer chez eux et discuter pendant le dîner de la question : Qu’y-a-t-il d’autre dehors ?
L’opinion des gens sera partagée, et dans le meilleur des cas, la conversation amènera la tolérance et l’acceptation chez des gens qui ne ressentait pas ça avant. De cette façon, je pourrais changer les choses, juste par un regard. Cela a toujours été mon intention première, mais il a fallu un processus qui a duré des années pour en arriver là, rien n’a été créé du jour au lendemain.
J : N’est-ce pas aussi une tentative pour attirer l’attention ?
C : Tous les artistes font ça ! Bien sûr ! Je dis toujours que votre apparence n’a pas d’importance, ni d’où vous venez. Et alors, on me demande, pourquoi vous habillez-vous comme ça ? Et ma réponse à ça : parce que c’est ma vérité personnelle. Pour moi, c’est la beauté idéale. C’est la façon dont je voudrais vivre et ce dont je veux avoir l’air. Mais ça ne me gêne pas s’ils veulent ressembler à autre chose et vivre différemment.
Je ne suis pas la grande prêtresse qui vous dit ce qui est mal et ce qui est bien. En fait, faire ça serait exactement contraire à mes intentions. Mais bien sûr je le fais pour attirer l’attention, aussi. J’aime porter de beaux vêtements, des talons hauts, du maquillage et des cheveux longs.
Exactement comme tout le monde aime faire admirer leurs vêtements neufs après le shopping et être complimentés. Et bien sûr, l’effet de ça est encore plus grand quand vous êtes un personnage public. Donc, oui. Cela fait partie de l’ensemble.
J : Est-ce que votre participation au Concours de l’Eurovision fait partie de votre mission pour promouvoir la tolérance ou fait-elle partie de votre carrière de chanteuse ?
C : Sincèrement, les deux. Selon la situation l’un peut être au premier plan. Par exemple, au studio, la chanson a la priorité.
Et quand je suis assise ici, je parle de tolérance parce que la chanson n’existe pas encore. Pour moi, comme musicienne, s’est aussi être anoblie que de participer à l’Eurovision, et c’est un grand honneur de pouvoir me tenir sur scène et me produire devant des millions de gens.
Et cela me donne une énorme tribune pour ma campagne en Europe et dans le monde entier. Bien sûr, il y a aussi une intention politique… mais peut-être ne devrais-je pas dire politique, parce qu’il s’agit des droits de l’homme, ce qui est différent de la politique. Donc, je me préoccupe des deux de façon égale.
J : Avez-vous consciemment visé l’évènement international qu’est l’eurovision, au lieu de vous concentrer seulement sur l’Autriche ? Ou les choses sont-elles arrivées juste comme ça ?
C : Absolument. Je suis obsédée par l’Eurovision du plus loin que je me souvienne. Je le regardais avec ma mère. Quand vous avez 12 ou 13 ans, tout ça semble grandiose. Et maintenant, j’ai la chance d’y être moi-même, ce qui est un rêve d’enfance qui se réalise. Mais c’est faux de dire que les choses sont juste arrivées comme ça.
Cela a amené beaucoup de controverse que les dirigeants de la télévision autrichienne me choisissent. Je dois en remercier mon manager, qui s’est vraiment battu comme un lion pour moi, parce qu’il savait combien je le voulais. Donc, nous avons soumis notre candidature, avec un concept, et ça a été accepté.
J : Que pensez-vous du fait que beaucoup de gens disent que l’Eurovision n’a plus sa place dans le courant principal de l’industrie musicale ?
C : Je pense que c’est juste une façon de se lamenter sur le fait que c’était mieux au bon vieux temps. Les temps changent. Et le monde de la musique change particulièrement vite. Je ne crois pas que quoi que ce soit est devenu mieux ou pire, simplement différent. Mais bien sûr, c’est facile pour moi de le dire car je suis juste interprète, pas compositeur de musique. J’ai essayé d’écrire des chansons, mais je n’y arrive pas, je manque terriblement de patience.
J : Et d’où vient la chanson que vous allez interpréter, si vous en avez déjà choisi une ?
C : Oui, j’ai choisi. Elle n’a pas été écrite par ma propre équipe, c’est à dire le groupe d’amis très talentueux qui travaillent avec moi, mais par quelqu’un d’autre. Mais pour revenir à votre question précédente, oui, ça pourrait être frustrant pour les auteurs/compositeurs de ne recevoir comme reconnaissance de leurs efforts par le public, que le petit sous-titre sur l’écran de télévision.
Mais, à l’interne, au sein de l’industrie, les auteurs de chansons et les producteurs de l’Eurovision ont toujours une énorme importance. C’est quelque chose de vraiment important. C’est pourquoi nous recevons tant d’offres de chansons, plus de 90, parce les gens peuvent profiter du crédit de l’Eurovision pour faire avancer leur carrière.
J : Donc, les producteurs font des propositions ? A vous et votre équipe, et on vous laisse choisir la chanson que vous voulez interpréter ?
C : Oui, je suppose que c’est la même chose pour les autres participants à l’Eurovision, ils sont submergés d’offres. J : Donc, ce sont aussi les producteurs qui en retireront de l’argent, par les Royalties ?
C : Oui, bien sûr. J’en suis consciente. C’est agréable de gagner de l’argent, mais je n’ai pas besoin de milliards. Je préfère me tenir sur scène, à la fin de ces trois minutes et être fière de moi au lieu de penser à l’équilibre de mon compte bancaire.
J : Donc, à moins d’être compositeur aussi, l’Eurovision est simplement une étape importante sur votre chemin vers une plus grande carrière ? C : Je ne crois pas qu’une grande carrière dépende du fait que vous écriviez vos propres chansons ou pas. J : Non, mais c’est une grande chance.
C : Financièrement, oui. Mais je ne pense pas tellement à ça. Si c’était le cas, je crois que j’ai mal choisi la chanson, d’un point de vue commercial. Mais la chanson que j’ai choisie vient du plus profond de mon cœur, dons je suis sure que c’est la bonne.
J : Quand pouvons-nous espérer l’entendre ?
C : La date limite est quelque part en mars 2014, et nous faisons bon usage de ce délai. Avoir du temps nous donne l’avantage de pouvoir écarter des idées dont nous n’étions pas sûrs et de recommencer. Et, aussi, avec cette chanson, nous essayons, encore et encore jusqu’à ce que nous soyons satisfaits du résultat.
J : Donc, artistiquement, vous faites bon usage du délai. C : Exactement.
J : Il est apparu, rétrospectivement, que l’Eurovision n’était pas une expérience complètement positive pour certains participant, surtout dans leur propre pays. J’ai entendu des collègues à vous, dire qu’ils ne le referaient pas, parce que si le grand succès n’arrive pas, cela peut devenir un désavantage. Avez-vous peur que cela vous arrive ?
C : Généralement je me concentre sur le positif. Après tout, j’ai déjà été celle qui ne gagne pas dans un concours de talents. Donc, cela ne me tracasse pas trop. Bien sûr, vous voulez gagner si vous participez à un concours. Autrement, pourquoi se donner la peine de le faire ? Mais il est important de se souvenir de tous les autres buts plus petits que vous pouvez atteindre en chemin, comme d’amener l’Autriche en finale, par exemple, ce qui n’arrive pas tous les ans.
Pour moi personnellement, je ressentirai comme un succès – et je suis ma pire critique – le fait de sortir de scène et de pouvoir dire : oui, c’était bien. Je ne dirais jamais : c’était formidable parce que je trouve toujours quelque chose à critiquer.
Mon but principal est d’être contente de la qualité de mon travail. Et si rien ne se produit après, eh bien, tant pis.
J : C’est quelque chose auquel vous pourriez avoir à faire face.
C : Absolument. Si vous lisez la biographie de grandes artistes, vous voyez pendant combien d’années ils ont dû ramper dans la poussière avant que quelqu’un ne les remarque. J’ai le privilège de me tenir sur une grande scène, à cette occasion. Je n’abandonnerai pas, quoi qu’il arrive. L’Eurovision n’est pas le centre primordial de ma vie et de ma carrière.
Mon but ultime est d’avoir un Grammy. Une fois que j’en aurai un, je voudrai probablement en avoir deux, mais je verrai ça quand le moment viendra.
J : Que voudriez-vous qu’il se passe dans votre carrière après l’Eurovision ? Y-aura-t-il un album ? Avez-vous d’autres projets ?
C : Nous travaillons sur un album. Je voudrais pouvoir payer mon loyer, gagner ma vie avec mon travail. Et tout ce qui arrive en plus, je le prends comme ça vient. Tant que les choses continuent comme maintenant, ou deviennent encore mieux, je suis ouverte à tout.
J : y-a-t-il un plan B, au cas où ça ne marcherait pas du tout ? C : Je n’ai pas vraiment de plan B. Mais j’ai reçu une éducation, et au pire, je ne mourrai pas de faim. Et j’ai aussi beaucoup d’autres intérêts en dehors de la musique que je pourrais poursuivre, comme la mode ou la télévision, ou présenter des émissions en direct. Je ne m’inquiète pas.
J : Avez-vous déjà eu des offres dans ce domaine, peut-être aussi à cause de votre apparence inhabituelle ? C : Oui, j’ai fait de la présentation, parmi d’autres, une émission de deux heures où je dois l’admettre, j’étais vraiment très nerveuse, beaucoup plus que si j’avais seulement chanté.
J : C’est complètement différent, n’est-ce pas ? C : Oui ! Surtout si c’est une grande occasion où M X ou Mme Y sont invités, ce que vous devez mentionner sinon, vous avez de gros problèmes. C’est beaucoup plus contraignant que de se produire sur une scène.
J : Finalement, je voudrais vous interroger sur la tristement célèbre page Facebook contre vous, où beaucoup de gens ont montré qu’ils n’étaient pas d’accord pour que vous représentiez l’Autriche à l’Eurovision. Je crois que dans une autre interview, vous avez même dit que vous vous en moquiez, et seulement une fois, quand des choses étaient dites, non pas contre vous spécifiquement, mais contre des groupes entiers de gens, vous êtes intervenue.
Comment Tom Neuwirth ressent-il cela ? Est-il la partie la plus sensible de votre personnalité, cette sensibilité sans laquelle la création de Conchita n’aurait pas été possible ?
C : C’est amusant ; si vous me l’aviez demandé il y a trois ans, Tom Neuwirth aurait été très blessé par les choses qui ont été dites. Mais maintenant, – nous apprenons l’un de l’autre. Je sais que ça a l’air drôle, bien sûr c’est en fait moi apprenant de moi-même. Donc, en fait, Tom va bien. Il devient aussi décontracté que moi.
J : Comment faites-vous pour ne pas être affecté par les insultes ? Est-il possible d’appuyer sur un interrupteur mental ? C : Oui. J : Est-il possible d’apprendre à faire ça ?
C : Non, C’est seulement comme ça. Je ne me le suis pas appris. Pour moi, c’est…Eh bien tous mes amis disent que je suis une personne différente quand les cheveux et le maquillage sont en place. Et c’est vrai. Je peux le sentir, moi aussi.
J : Quand Tom Neuwirth est-il encore présent ? Se montre-t-il en privé, aussitôt que ce n’est pas une apparition publique ? C : Exactement. Tom doit faire face à la vraie vie. J’ai le côté scintillant des choses. Je vais à des évènements, et je chante. Il doit nettoyer l’appartement et payer les factures.
J : Lequel préférez-vous ? C : J’ai besoin des deux.
J : Selon le moment ? C : Oui, et je remarque aussi que lorsque je passe beaucoup de temps en studio ou n’ai pas d’apparitions publiques pendant un certain temps, tout ça commence à me manquer. Tout comme j’en ai assez d’elle, j’en ai aussi assez de lui.
J : Donc, pensez-vous qu’il y a deux personnages définis, ou pouvez-vous imaginer qu’il puisse un jour, y en avoir un troisième que vous n’avez pas encore découvert, suscité par des évènements futurs de la vie ?
C : Absolument. Et aussi, dans mon cercle d’amis, je suis entourée de personnages. L’un de mes amis en a déjà trois, ce qui est très divertissant. On a tous l’air de faire ça et ça marche très bien. Et si, par exemple, nous sommes assis côte à côte sur le canapé, il y a encore des moments où mes amis m’appellent Conchita, ou j’appelle l’un d’entre eux par son nom de travesti. Quelque fois vous sentez votre humeur changer et vous devenez cet autre personnage. Cela marche.
J : Y-a-t-il des personnes dans votre cercle d’amis qui ont du mal avec ça : que vous soyez cette personne un jour et quelqu’un d’autre le lendemain ? C : Non. Et ça ne leur viendrait jamais à l’esprit de dire « il » quand je suis Ms Wurst.
J : Donc, si Tom était ici – donne-t-il encore des interviews ? C : Non.
J : Donc il est complètement une personne privée ? C’était différent, avant. C : Oui, avant. En revenant à ce que j’ai dit à propos des choses devenant une partie d’un ensemble :
Avant, je ne comprenais pas – eh bien, j’avais seulement 17 ans – quand les gens s’intéressaient à moi dans ma vie privée. Par exemple, je sortais avec des amis et un inconnu interrompait la conversation et demandait une photo avec moi. Et je ne pouvais pas comprendre ça.
J : Une photo avec vous en tant que Conchita ? C : Non, en tant que Tom. Je ne pouvais pas supporter ça. Je voulais qu’on me laisse tranquille, avoir mon intimité.
Je ne pouvais pas comprendre que si vous choisissez de vivre votre vie comme ça, vous devez vous attendre à ce que les gens vous approchent dès que vous quittez la maison, cela fait partie du travail. Mais, comme ça, j’ai le choix : si je veux faire ce travail ou pas. Parce que sans tous ces artifices, personne ne me reconnait.
J : Donc, c’est un avantage que la période de Tom devant le public ait eu lieu il y a un certain temps, parce que votre apparence a changé entre temps. C : Exactement.
J : Et vous avez un avantage, comparé aux célébrités qui n’ont qu’un visage, parce que le public de comprend pas toujours la différence. C : Oui. Il y a quand même des moments, par exemple dans le train, où des gens me reconnaissent. Mais ils me regardent en pensant : où ai-je déjà vu ce gars ? Mais ils ne m’approchent jamais. Et s’ils le faisaient, je ne dirais pas oui.
J : Mais si vous allez quelque part en tant que Conchita, par exemple aujourd’hui au Stadtsaal Wien, vous n’avez aucun problème si on vous approche. C : C’est vrai. Parce qu’alors, je sais à quoi m’attendre. Par exemple, il y a deux jours, je suis allée à (un évènement travesti) à Graz, c’était une grande fête, beaucoup de gens.
Et on m’a dit : vous êtes si patiente, à parler avec tout le monde, à être prise en photo pendant des heures. Mais c’est mon travail. Si personne ne me demandait de photo, je m’enfuirais probablement en pleurant. Et je fais tout ça avec joie.
Et j’aime parler aux gens, ce qui agace mes amis, parce que cela veut dire qu’il faut une demi-heure pour faire dix mètres.
J : Donc, vous aimez la lumière des projecteurs quand vous êtes Conchita. C : Absolument. Comme je l’ai dit, c’était la seule façon d’exprimer ce que je crois et de me développer comme artiste.
J : Conchita, merci pour cette intéressante conversation. C : Merci beaucoup. J : Tous mes vœux pour l’Eurovision. C : Je croise les doigts. J : J’attends l’Eurovision avec impatience, je pense que ça pourrait devenir une soirée vraiment mémorable.

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