ZDF talk show 10 06 2015

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TRADUCTION FRANCAISE (par Jocelyne Peltier) du talk show « Markus Lanz » (ZDF) du 10 06 2015.

MARKUS Lanz : Donc, pas comme Mario Basler, qui a dit tout à l’heure dans ce show « si les femmes veulent faire quelque chose avec des balles et des pelouses, elles devraient juste monter un filet et jouer au tennis ! » C’est ce que Mario Balser a dit sur ce thème.
Autre invité : Chacun a son point de vue !
ML : Effectivement chacun a son point de vue. Que pensent les deux dames à ma gauche au sujet des femmes et du football, Conchita ? Avez-vous joué ?
CW : Et bien, dans mon cas, peu importe l’équipe pour laquelle je jouerais.
ML : Oui, c’est vrai.
CW : Ce qui serait possible !
ML : D’une certaine façon.
CW : Mais je ne serais probablement pas un bon apport pour l’équipe.
ML : Pourquoi ?
CW : Je pourrais m’imaginer assise dans le stade avec, par exemple, un talkie-walkie.
ML : Arabella, avez-vous joué au football féminin, non, n’est-ce-pas ?
AK : Regardez mes chaussures, et vous verrez que je m’enfoncerais dans la pelouse avec ces talons. Ce sont les meilleures pointes. Je me ferais prendre.
ML : Ce sont de formidables pointes. Rien ne peut vous arriver quand vous portez de telles choses. Donc parlons de quelque chose de différent : vous vous êtes déjà remise après l’Eurovision à Vienne. Ca a été un évènement insensé, vous y étiez toutes les deux et vous avez travaillé ensemble pour la première fois, non ?
AK : Oui.
ML : C’était quelque chose de grand, énorme… et charmant.
AK : C’était énorme, oui. C’était très amusant et ça n’a pas pris longtemps, en fait, pour qu’on s’en soit remises, non ?
CW : Non. Nous n’avons fait que 11 shows…
AK : En 6 jours, oui ! C’est allé très vite.
CW : C’est allé… Oh, regardez-nous, juste un groupe de filles !
ML : Oui, quelqu’un a dit : « les trois femmes et demi sur cette scène ont fait du bon travail. » J’ai trouvé que c’était insultant.
CW : Merci, merci beaucoup.
ML : C’était une insulte !
ML : Comment ça s’est passé entre vous, je veux dire, vous vous êtes connues comme présentatrice et concurrent, dans le passé.
AK : En ce temps-là, je présentais le show dans lequel vous avez fait vos débuts.
CW : Oui !
AK : Encore comme jeune homme, on doit dire, comme Tom, à ce moment-là, bien sûr.
CW : Ouais.
AK : Et déjà à ce moment-là vous étiez sur scène avec une grande voix. Vous étiez si bon. C’était Starmania 2004, je crois.
CW : J’ai fini deuxième.
AK : Deuxième !
CW : Merci !
ML : Deuxième ! Mais nous allons jetez un coup d’œil pour voir quel genre de show c’était. Allons-y !
*le clip commence*
*Tom chante*
AK : Tom, 007 en mission pour la reine. Bien que je pense que vous préfèreriez jouer le James Bond-girl.
Tom Neuwirth:*rire*
AK : Mais c’est ok, nous vous acceptons dans les deux cas !
AK : Quand avez-vous dit : « je vais faire cette chanson ! » ?
TN : Quand vous êtes tout petit, vers 12 ans, vous trouvez que les choses cools sont celles que vos amis trouvent cools. Et ce n’est cool que si c’est dans les hit-parades. Et puis j’ai entendu cette chanson sur un des CDs de ma mère. Et je l’ai trouvée absolument incroyable ! C’était la première chanson que personne, à part moi, n’aimait ! Et alors j’ai pensé » : « Hum, prenons-la ! »
AK : Je SUIS un peu différent, d’accord ?
ML : Intéressant, non ?
ML : D’abord : Conchita a toujours eu tendance à choisir des chansons difficiles. Il faut être capable de chanter ces notes blanches, faussées et tortueuses qui sont dans cette chanson. Et je le dis comme un grand compliment. Vous l’avez aussi fait à l’Eurovision, de façon incroyable. Mais le sujet de l’homosexualité était déjà un peu présent. Etait-ce officiel, à ce moment-là ?
[3 :44]
AK : Au début ce n’était pas officiel.
ML : Exactement, c’est pourquoi je pose la question. Mais il arrivé un moment où vous l’avez rendu officiel.
CW : Oui. Et bien au moment du clip que nous venons de voir, c’était fait.
CW : J’avais 17 ans alors, et j’ai décidé que je voulais devenir célèbre, et…
ML : Oh, formidable !
CW : Je…
ML : Ca a vraiment été comme ça ?
CW : Non, J’ai commencé à vouloir être célèbre à 4 ans. Mais, c’est quand j’ai pensé : » maintenant le moment est venu ». J’ai toujours adoré chanter et pendant les vacances d’été j’ai pensé : « maintenant tu fais l’émission ».
ML : Rapidement : à cet âge-là, vous saviez, « je deviendrai célèbre » ?
CW : Oui.
ML : En avez- vous discuté avec le cochon-dinde là ? Ou avec qui discute-t-on de choses comme ça ?
CW : Avec TOUT LE MONDE !
ML : Vraiment ?
CW : Je le disais à tout le monde, mes parents ont un petit hôtel.
Ml : Oui.
CW : Et je les aidais comme font les enfants d’hôteliers. Et je le racontais aussi aux visiteurs, qu’ils le veillent ou pas. Oui, je me souviens une fois, avoir laissé tomber une soupe sur une femme et j’ai dit : « vous vous souviendrez de moi, et vous direz à tout le monde que j’ai renversé de la soupe sur vous ! »
ML : Vous a-t-elle contactée depuis ?
CW : Non.
Ml : Non. « Cette soupe va devenir célèbre ! Vous entendrez parler de moi ! » Quel effet ça faisait de se tenir sur la grande scène de Starmania ? Et puis aussi, avec cette grande question, comment vais-je parler de ce grand sujet. Ce livre que vous avez écrit sur l’histoire de votre vie vaut vraiment la peine d’être lu. Il en dit beaucoup sur ce sujet : il y a ce « coming out », quel mot étrange, parce qu’il vous oblige, en fait, à rendre public quelque chose de très privé, votre sexualité. Pourquoi ? Et je pense que c’est une question pertinente.
CW : De mon point de vue, ça n’a toujours pas changé, que l’on attend toujours ça de vous, quand vous êtes homosexuel ou faisant partie de la communauté LGBTI, vous entendez souvent, que ce soit au travail ou en famille : » pourquoi n’as-tu rien dit ? » Et alors vous pensez, « pourquoi devrais-je ? Je ne vous demande pas si vous êtes hétérosexuel. Et je pense que…
[5 :59]
ML : Mais je le suis.
CW : Dommage ! *hum, hum*
CW : Mais ça n’a pas encore changé dans la société, et j’aimerai qu’à un moment donné ça ne joue plus de rôle.
ML : C’est vrai. Et cette façon de « devoir admettre », à cause de la pression, de la pression publique qui existe parfois. Et c’est quelque chose qui montre, en fait, que nous n’avons pas beaucoup avancé. Non ? Quand il s’agit de savoir combien nous sommes tolérants. Comment l’avez-vous vécu à l’époque, Arabella? On sent que vous tournez autour. Et la question directe…
AK : Non, dans un des shows nous en avons parlé sur la scène.
CW : Exactement.
AK : A un moment, vous avez dit que vous vouliez en parler brièvement et nous l’avons fait. « Il y a quelque chose à dire. » Avant ça il y avait eu des rumeurs dans les médias. C’était en fait une réaction à ça : « Oui, je suis gay et c’est comme ça ». Et ça a été tout. Et à partir de là, le sujet a été clos, à par quelques unes de mes plaisanteries.
CW : Mais, c’était la vérité !
AK : Oui !
CW : Oui, vraiment… je travaille toujours sur la James Bond girl.
[7 :13]
ML : Et que ressentait Tom soudain, debout sur la scène et à qui on posait ces questions ?
CW : D’abord, comme l’a dit Arabella, c’était discuté par l’équipe de l’émission. Et à ce moment-là, j’ai donné cette interview. J’avais juste 17 ans et on m’a posé des questions sur ma vie amoureuse. Dans cette situation j’ai pensé : « Maintenant tu as deux options : soit tu mens, parce que tes parents ne peuvent pas le supporter ou tu es le plus honnête possible. Et tu ne te caches de personne. Et à partir de là j’ai dit les choses telles qu’elles étaient et ça m’est devenu égal. Je veux dire, je pense aussi que, si vous ne vous découvrez pas, par exemple comme dans mon cas, je pense qu’il y a beaucoup de choses qui peuvent vous retenir, mais dans mon cas, ce n’était pas la révélation qui pouvait me retenir. Cela créait un immense sentiment d’insécurité. Et cette insécurité rendait vunérable. Et alors ça faisait mal. Donc, j’ai dit : « Oui, c’est comme ça » ; avec quelqu’un de stupide, je disais : « Et alors ? Vous voulez un baiser ou quoi ? ». Voilà comment je réagissais. Et à partir de ce moment ! * elle se passe dédaigneusement la main sur l’épaule*
ML : Oui, je vois. Bien ! Je pense que vos parents ne savaient pas à ce moment-là ?
CW : Je pense.
ML : Donc vous pensez qu’ils ne savaient pas ?
CW : Bien sûr mes parents savaient mais… Mes parents ont été élevés de façon très conservatrice et avaient probablement le rêve d’avoir des petits enfants. C’est maintenant le rôle de mon frère de s’occuper de ça. A ce moment-là, après avoir découvert ce qui se passait en moi, j’ai assez rapidement remarqué que la société me disait que j’étais une erreur. Que ce que je ressentais était une erreur. Et il a fallu longtemps avant que je ne me rende compte : « je ne suis pas une erreur, c’est la société qui pense mal à ce sujet. »
ML : Votre grand-mère a joué un rôle important, non ?
CW : Oui.
[9 :19]
ML : La plus décontractée d’entre toutes ? Ou est-ce que je me trompe ?
CW : Ma grand-mère est la première diva que j’ai pu admirer, et c’est une femme très exceptionnelle. Quand j’ai fait mon « coming out » et que je l’ai dit à mes parents, nous étions tous très bouleversés. La grande différence, et la raison pour laquelle mes parents étaient si bouleversés : le fait que moi j’ai eu des années pour y faire face et qu’ils ne les ont pas eues. Et puis, tout le pays était au courant. Et comme personnes travaillant dans leur propre affaire, ils dépendaient de l’opinion des autres. Donc ils ont été plutôt accablés. J’ai alors appelé ma grand-mère, et nous avons tous pleuré, et pleuré. Ma grand-mère est arrivée et m’a dit : « Tu viens avec moi. » Et en sortant, elle s’est tournée vers mes parents et a dit : « Maintenant vous vous calmez ! ».Et voilà. La reine avait parlé. L’assemblée était terminée. Et j’en suis très, très reconnaissante envers ma grand-mère.
ML : Quelle a été la réaction au dehors ? Comment ça s’est passé dans les medias, mais surtout chez vous, quand vous vous êtes libérée et dit : »Ecoutez, c’est comme ça, que cela vous plaise ou non ! » ?
CW : Quelles ont été les réactions ? Et bien, c’est toujours le cas, les gens ne sont jamais aussi courageux que lorsqu’ils sont anonymes. Et à cause de ça, toutes les expériences négatives, qui se sont produites peuvent se compter sur les doigts d’une main. Et d’une certaine façon je m’en suis moqué. Et je m’en moque toujours aujourd’hui. Parce que je fais mon truc. Mes parents m’ont envoyée sur le chemin de la vie avec des principes simples : ne fait de mal à personne et soit respectueuse ! Le reste vous regarde. Et je suis ces règles et donc je me moque complètement de ce que l’on peut penser de moi.
ML : C’est bien sûr un bon point de vue, qui… Cela semble une attitude du genre « je m’en fiche » que l’on ne peut développer que si l’on a subit beaucoup de conflits. On doit aussi voir le contexte, vivre dans un petit village, des parents qui tiennent une auberge, etc. Etre constamment observé. Vous dites dans votre livre, que vos parents vous sont en fait reconnaissants aujourd’hui, parce qu’ils ont appris beaucoup de vous.
[11 :42]
CW : Ma mère me l’a dit. Et c’est un moment où je suis restée bouche bée et je lui ai dit : « Maman, en fait c’est le contraire. Ca devrait l’être. » Et elle a dit : « Oui, mais c’est comme ça. Nous avons appris à connaître un monde que, sinon, nous n’aurions jamais connu, à travers toi. Et pas seulement le show-business, mais aussi : combien de gens ont vraiment des contacts avec la communauté LGBTI ? » Particulièrement à la campagne, ce n’et pas une chose courante, bien que cela existe beaucoup plus qu’on ne le croit. Mais m’a mère m’a remerciée après toutes ces années, de lui avoir fait découvrir tant de choses. Et bien sûr, c’était bouleversant pour moi.
ML : On doit être reconnaissant d’avoir des parents comme ça. Arabella, comment avez-vous perçu cette transformation de Tom Neuwirth en Conchita Wurst ? Qu’en pensiez-vous et l’avez-vous vu se produire ?
AK : Oui. Oh, d’accord ?! » Ai-je pensé. Que se passe-t-il ? » Tom a continué à être Tom pendant longtemps pour moi, c’était un peu dur de le voir comme Conchita. Mais maintenant…
ML : C’est bien, non ?
AK : Conchy, oui, Conchy. Nos loges étaient l’une à côté de l’autre à l’Eurovision et j’allais toujours chez elle boire du champagne, parce qu’elle en avait plus et qu’il était meilleur.
CW : Je ne comprenais pas pourquoi vous n’aviez pas de champagne.
ML : Comment en aviez-vous ?
CW : Je le commandais.
AK : Et vous le gardiez pour vous.
[13 :09]
ML : Quand l’avez-vous vue en Conchita pour la première fois ? Dans le concours de chant suivant, ou ? Je crois que c’était dans « Die grosse Chance », le deuxième concours de jeunes talents ?
AK : Exactement, mais je vous ai intervieweée au Life Ball une fois. Et avant que je sois entraînée à ne pas vous appeler « Tom », mais « Conchita ». A ce moment-là, je retombais dans mes anciennes habitudes.
CW : Et après l’interview vous m’avez dit : « Pour moi, vous êtes toujours Tom, cependant. »
AK : Oui, je l’ai dit, n’est-ce-pas ?
ML : Je comprends, je comprends. Mais c’est vraiment intéressant quand on y pense. Tom voyage jusqu’ici, et en un rien de temps, Conchita sort de la garde-robe. Je trouve ça un peu étrange aussi.
CW : Et bien, un rien de temps… Merci de dire ça comme ça…
ML : Je voulais dire à un moment donné, après 3 ou 4 jours.
CW : Oui, oui.
Ml : Cette transformation…je l’ai décrite au début. C’est une transformation pénible, les cils lourds, les robes, mais pas aujourd’hui parce que c’est une chemise en jean. On doit en passer par beaucoup de choses. Depuis quand et pourquoi se soumet-on à ça ? Pourquoi Tom se soumet-il à cela ?
CW : Pourquoi ? Le travestissement, ici le « drag » est simplement une passion.
ML : Ce qui n’a rien à voir avec être transsexuel.
CW : Non, pas du tout.
ML : Grande différence, ou ?
CW : Rien à voir !
Ml : C’est une forme d’art ?
CW : Exactement. Nous sommes juste des hommes qui, je pense, rendons hommage aux femmes. Et nous essayons aussi de représenter la féminité aussi bien que possible et de nous approcher aussi près que possible de l’image féminine dans notre art. Chaque artiste l’interprète différemment. Mais pour revenir aux corsages, etc, les cils, les perruques : C’est quelque chose dont je ne me plains pas, ce sont justes les faits.
ML : Les faits, exactement.
CW : Et ce sont aussi des décisions que nous, par « nous » je veux dire mes sœurs drag-queens et moi, avons prises. Et nous aimons ça.
ML : Oui.
CW : Et nous aimons aussi être admirées de pouvoir marcher avec des talons aussi hauts. Ou être enviées parce que nos cheveux sont toujours parfaits, parce que je dis toujours : « Voulez-vous les emprunter ? ». Ce n’est pas du tout un problème.
ML : Oui. J’y ai beaucoup pensé et la chose le plus dérangeante est probablement la barbe. Quand on rend hommage aux femmes, on devrait d’abord se raser, je crois.
[15 :40]
CW : Et bien, c’est de la liberté artistique.
ML : Oui.
CW : Et la place pour l’interprétation.
ML : Exactement.
CW : Et j’ai découvert que je suis simplement une plus belle femme quand j’ai une barbe.
Ingmar Stadelmann : vrai.
ML : »Vrai », dit Ingmar !
IS : J’ai pensé à quelque chose. Nous avons quelque chose en commun : nous y gagnons avec une barbe. Cela ajoute quelque chose aux yeux.
CW : Le nez devient plus petit.
ML : Vraiment ?
CW : Oui.
IS : Je ne peux pas avoir autant de barbe. J’aimerais bien. Mais à part ces choses superficielles nous laissons tous une part de nous-mêmes dans la garde-robe quand nous montons sur scène. Et vous aussi.
Ml : Absolument, oui, bien sûr.
IS : Mais avec elle, c’est juste visible et donc on le remarque plus.
Ml : Mais c’est vraiment la barbe. Et cela m’a fait m’interroger, sur un commentaire venu de là où on ne s’attendait pas. Regardons.
*un clip commence*
Peter Rapp : oh, regardez ça.
Karina Sarkissova : Oui. Que voudriez-vous nous montrer ?
CW : J’aimerais…
KS : A part vos incroyables talons hauts.
CW : Je voudrais vous chanter quelque chose.
Sido : Vous ne pouvez pas m’impressionner avec ces chaussures.
CW : Non, commençons maintenant.
Sido : Je vous en prie.
*Conchita chante*
KS : Personne ne m’a encore fait pleurer. Vous êtes la première. Je dois dire honnêtement : je ne sais pas exactement si vous êtes un homme ou une femme, mais…
*CW « agite » la main »*
KS : Mais vous êtes… *rires*
Sido : Ce qui me dérange un peu, et je pense que c’est votre image de marque, mais je ne peux pas voir au-delà, c’est la barbe. C’est la barbe.
KS : Elle est formidable, la barbe ! Elle est fantastique la barbe, je pense.
*fin de clip*
IS : Sido est de Berlin. Il n’a qu’à faire un voyage à Neukölln, et une femme sur deux ressemblera à ça. Et avec ça…
ML : On n’a pas entendu ça. Et se sera coupé… Arabella, la décision d’envoyer Conchita à l’Eurovision a été une décision à sens unique prise par les gens responsables de l’ORF, n’est-ce pas ? Il y a eu un énorme tollé en Autriche, aussi à cause de l’absence de « vote démocratique » ; ça a juste été décidé. Qu’en avez-vous pensé quand vous l’avez appris ?
[18 :21]
AK : C’était un geste très courageux de la part de Kathrin Zechner.
Ml : La directrice des programmes.
AK : Oui. La madame « Directrice TV ». Et bien, elle a vraiment tapé du poing sur la table. Cela a causé de l’émoi dans tout le pays, et elle était vraiment seule, mais après, la victoire a appartenu à tout le monde bien entendu.
Ml : Bien sûr !
AK : Comme toujours, oui.
Ml : Avez-vous le sentiment en voyant ça, que vous êtes UTILISEE comme une icône de la tolérance à travers le monde ? Cela a l’air plus négatif que je ne veux le dire. Jean Paul Gaultier a pris contact, j’ai cité Cher auparavant, Ban Ki-Moon a pris contact, Karl Lagarfeld a voulu prendre des photos de vous. Ce sont des gens très importants. En fait, vous êtes soudain célèbre dans le monde entier. Quelque chose a-t-il changé en Autriche ? Que diriez-vous, Arabella ?
AK : J’ai eu le grand plaisir de pouvoir voyager avec Conchita. Londres, Paris, Barcelone et j’ai eu l’impression qu’elle est fêtée partout, et les valeurs qu’elle personnifie en font un modèle pour certaines personnes. Et j’ai pensé : « Oh, en Autriche c’est un peu comme ça : une célébrité y est moins appréciée dans son propre pays que partout ailleurs. Parce qu’un an après votre victoire, vous avez un peu disparu, du moins c’était l’impression dans les medias. Vous étiez sur toutes les lèvres, dans le monde entier, sauf peut-être en Autriche. On a un peu de rattrapage à faire ici. Mais maintenant, avec l’Eurovision… Ca a été grandiose et je pense que ça a fait beaucoup pour les jeunes. Peut-être pas autant que pour la population plus âgée. Mais parmi la jeune génération, tout le monde est plein d’amour et d’admiration.
[20 :00]
ML : C’est vraiment comme ça… Et je pense que le secret est que, quand quelqu’un passe un peu de temps avec elle… vous le faites avec beaucoup de sérieux. On le ressent. C’est très, très crédible. Avant que nous finissions, et je vais citer votre belle phrase : « Ma mission continuera longtemps », nous allons jeter un coup d’œil à votre nouvel album. On va en écouter un peu.
*On joue You Are unstoppable*
ML : Oui, vraiment. Vous êtes « unstoppable ». Donc, merci, merci beaucoup. Et un livre qui vaut vraiment la peine d’être lu.

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