Traduction de la conférence sur l’Eurovision à Londres 24/04/15

 

TRADUCTION FRANCAISE ( par Jocelyne Peltier) de l’interview de Conchita à la conférence pour les 60 ans de l’Eurovision à Londres le 20 04 2015.

(09 :08)
Paddy O’Donnell : Une fois encore , accueillons sur scène : Conchita Wurst !
Bonjour, merci beaucoup d’être venue, c’est agréable de vous voir.
Conchita : Merci de me recevoir.
PO : Je me souviens vous avoir rencontrée pour la première fois quand les fans du Royaume Uni vous ont rencontrée pour la première fois , vous étiez au « Café de Paris ». Vraiment personne ne savait ce qui allait arriver. Sentiez-vous que vous alliez gagner il y a un an ?
C : Non, non, je ne m’attendais à rien, je ne pensais pas à gagner ou quelque chose comme ça. Et je n’osais pas y penser pendant la période de l’Eurovision, pour être honnête, ces deux semaines de répétitions à Copenhague. Et après les demi-finales, les gens n’arrêtaient pas de dire, quand ils me croisaient : « Vous allez gagner, vous allez gagner ! » Et moi c’était : « S’il vous plaît, ne dite pas ça , s’il vous plaît, parce que, vous savez…Et même quand j’ai eu effectivement gagné, parce que la dernière chose que vous ayez envie de faire, c’est de calculer et commencer à (elle compte sur ses doigts) Et j’ai juste pensé- il avait cette pluie de confettis dorés- non, arrêtez, arrêtez, il y a encore des pays à passer, pourquoi vous faites-ça, ça porte malheur !
(10 :37)


PO : Et c’est mal élevé. Vous étiez une très charmante participante et vous avez gagné avec l’une des plus grandes différences de points. Et je crois juste de dire que vous avez changé la façon dont beaucoup de gens percevaient l’Autriche. Ets-ce que vous avez ressenti l’importance de ça ?
C : Je n’oserais jamais dire que j’ai changé quoi que ce soit. J’ai reçu tellement de messages , avec les média sociaux, les gens envoient des informations si rapidement , Il y a eu des gens disant avoir été inspirés parce que j’ai fait et dit ; et je ne peux vraiment pas… c’est dur pour moi de le croire, parce que c’est seulement moi, moi disant ce que je pense être bien et ce n’est pas la vérité absolue.
PO : Mais vous savez, dans le show-business, tout le monde embarque pour un voyage, tout le monde fait un voyage , et le vôtre a commencé dans une partie très conservatrice d’Autriche – et nous utilisons souvent le mot conservative à propos de l’Autriche, ça va ensemble- jusqu’à la scène de l’Eurovision. Dites-nous, si vous ne voulez pas parler de ce que vous avez changé en Autriche, dites-nous ce qui a changé pour vous cette année… Racontez-nous : aller aux Golden Globes, quel genre de vie vous avez depuis votre victoire ?
(11 :44)
C : Tout a changé . Tout a changé. Et, je vis tout simplement mon rêve et j’accepte cela avec beaucoup de gratitude, parce que, vous savez… Je n’arrive toujours pas à croire qu’il y a des gens à travers le monde entier qui connaissent mon nom, qui écoutent ma musique. Et recevoir toutes ces invitations, comme les Golden Globes que vous avez mentionnés. Etre dans la même salle que Meryl Streep, respirer le même air…
PO : Voler ses chaussures !
C : C’était…non, sérieusement ça a été un des moments forts , avoir une petite conversation avec Felicity Huffman aux toilettes, ça a vraiment été un des plus intenses… Non, mais…ça a vraiment été une expérience formidable. J’ai rencontré Ban Ki-Moon, l’une des personnes les plus importantes pour ce qui concerne les droits de l’homme… Vous savez, simplement le fait qu’il trouve utile de me rencontrer, c’était époustouflant.
(12 :48)
PO : Nous avons beaucoup parlé , pendant la partie ennuyeuse de la journée, de ce qui nous rend européens. Avez-vous trouvé que les Américains connaissaient l’Eurovision ou était-ce la première fois que certains d’entre eux entendaient parler de l’Eurovision ?
C : Et bien, à Los Angeles j’ai rencontré des gens de la communauté LGBT qui disaient : « je n’avais jamais entendu parler de l’Eurovision avant et c’est fabuleux » Et j’ai pensé : « oui, on sait ! Pourquoi ne le savez-vous pas ? » Mais oui, certains en on entendu parler parce qu’ils ont entendu parler de la femme à barbe qui a gagné.
PO : Une chose que je sais sur vous, parce que je l’ai vu personnellement dans une petite salle l’année dernière, c’est votre goût pour les bonnes chansons. Nous avons beaucoup discuté aujourd’hui mais nous n’avons jamais parlé de ce qui fait une grande chanson. Quelle est la réponse, pensez-vous ?
C : Une grande chanson …est évidemment…un type de chanson différent pour chacun d’entre nous, mais en fin de compte, elle doit toucher les gens. Elle doit être authentique, et pour moi, chaque chanson que je chante, que ce soit la mienne ou une reprise, je la « ressens ». Quand je chante « My Heart Will Go On », je me vois à la place de Céline Dion, je suis Céline Dion à ce moment-là. Mais sérieusement, je pense que c’est ce qui me touche : l’authenticité.
14 :24)
PO : Céline Dion a eu une énorme influence sur vous et vous avez chanté « My Heart Will Go On » pour nous l’année dernière à Londres. Pourquoi aimez-vous cette chanson ? Si vous y pensez –peut-être voulez-vous nous en chanter un petit bout ?-
C : « My Heart Will Go On » est ridiculeusement dramatique, ce que j’aime… C’est tellement théâtral et ça va en crescendo …et j’adore ça. On connait tellement d’ artistes qui deviennent meilleurs avec le temps, mais Céline Dion, j’ai vu des vidéos d’elle à l’âge de 11, 12 ans : chantant à la perfection !
PO : Et c’est un peu une diva.
C : Non !
PO : Est-elle gentille ?
C : Je ne la connais pas, mais elle est gentille…Je ne sais pas. Pensez-vous qu’elle soit une diva ?
PO : On entend des choses à son sujet.
C : Oh non !
PO : Mais pensez-vous qu’il y aura un duo un jour ?
C : Et bien je rêve de chanter avec elle mais je n’oserais pas demander.
(15 :32)
(PO : « Rise Like A Phoenix », une jolie chanson, jolie n’est pas le mot, mais une grande chanson que vous avez choisi de chanter sans bouger, nous en avons parlé auparavant. Comment avez-vous pris cette décision, avec toute la technologie offerte, vous auriez pu traverser la scène, bouger, mais vous êtes restée statique. Pourquoi avez-vous pris cette décision ?
C : Simplement parce que j’aime rester immobile !
PO : On vous voit dans la « Green Room », on va vous voir dans la « Green room » cette année avec les présentateurs autrichiens. Nous avons vu des fans huer la Russie. Ils les ont hués à Londres, ils les ont hués à Copenhague. Que pensez-vous des gens huant la Russie ?
C : Je pense que c’est affreux. Parce que, particulièrement à Copenhague, j’ai vu cette situation, avec ces deux filles qui chantaient de tout leur cœur, faisant ce qu’elles aiment le plus, se produisant devant tant de gens. Et ce n’est pas elles qu’on doit blâmer pour ce qui se passe en Russie. Je veux dire, je comprends que le public veuille envoyer un message, mais c’était à leur dépends. J’étais si désolée pour elles parce qu’elles chantaient comme tous les autres, on avait rien à leur reprocher et elles auraient dû être applaudies comme tout les autres.
PO : Et vous , étant dans une position d’autorité, si ça se produit à nouveau en Autriche, vous serez sans la « Green Room »
C : Je devrai devenir la grand-mère de tout le monde. Je le ferai, je le ferai. –comment osez-vous ?- Non, vraiment, sérieusement je pense que ce n’est pas bien. Parce que ce sont des artistes. Ils n’ont rien à voir avec ces lois ridicules.
(17 :14)
PO. Et pouvons-nous parler de Tom ?
C : Bien sûr. Où est-il ?
PO : Nous avons parlé du voyage que tout le monde entreprend dans le show-business , et Conchita, le vôtre a commencé avec Tom.
C : Exactement.
PO : Aimait-il l’Eurovision ?
C : Il l’adorait. Vraiment , je suis fan de l’Eurovision depuis aussi longtemps que je puisse me souvenir. Vous savez, c’était un évènement familial. Et vers l’âge, je ne sais pas, 7,10 ans , quelque chose comme ça… C’était le seul soir où on était autorisés à veiller tard ; je veux dire que c’était une raison suffisante pour regarder, parce que – ouais, c’est le fête !- Mais au fil des ans, je suis vraiment tombée amoureuse des chansons, le côté théâtral, les costumes, la lumière, les fans…Vous savez, année après année, un jour j’ai dit à ma mère –un jour j’y serai- Et j’ai vraiment travaillé dur pendant des années et des années pour être sur cette scène. J’ai vraiment harcelé les producteurs autrichiens
PO : J’ai entendu que le public autrichien a voté massivement pour vous en 2012.
C : Exactement.
18 :27)
PO : Quand est-ce devenu clair pour vous que ce sont les chaussures de Conchita qui allaient vous amener sur la scène de l’Eurovision et pas les baskets de Tom?
C : J’ai pris une décision, c’était en 2011. Vous savez, je me travestis depuis l’âge de 14 ans, mais pas de façon régulière, et en 2011, une amie à moi m’a proposé d’animer un spectacle « boylesque ». Et c’était tous les samedis. J’ai dit d’accord, je vais le faire, mais comme femme à barbe parce que je ne veux pas me raser tous les samedis. Voilà comment Conchita est apparue, et ça me plaisait beaucoup. Même dans ce milieu qu’on pourrait penser être large d’esprit, j’ai entendu des critiques. Et je me suis rendu compte que cette barbe avait bien plus d’importance que je ne le pensais.
PO : Ce n’est pas glamour, ce n’est pas du rouge à lèvres, c’est déroutant.
C : Oui.
PO : Je veux conclure ça avec une dernière question qui est….
C : On est déjà arrivés à la dernière question ?
PO : Non, la dernière question sur Tom.
C : J’adore parler.
PO : Et je pense qu’ils adorent écouter.
19 :35)
PO : Est-ce que l’ascension de Conchita a réprimé Tom ? L’a-elle rendu plus petit parce que Conchita est devenue plus grande ?
C : Non, non. Absolument pas. Etre Conchita et Tom dans ma vie privée, tout est si bien équilibré que je peux vraiment vivre à 100% comme je veux.
PO : Partagez-vous votre vie privée avec quelqu’un ?
C : Avec mes amis.
PO : Au pluriel !
C : Oui, beaucoup.
PO : Quelqu’un en particulier ?
C : Je suis amoureuse de ma vie. Donc, on peut…on peut parler… (rires / applaudissements)
(20 :22)
PO : Ces questions ont déjà été posées bien mieux que par moi dans le passé. En tant qu’homme gay, et l’Eurovision a cette image « gay », que pensez à ces millions de gens hétéros qui aiment l’Eurovision ? Pensez-vous que c’est un peu trop « gay » ?
C : Non. (rires). Je veux dire, je n’ai pas créé ces règles, je cite seulement -dans le show-business vous devez être gai- parce que c’est du spectacle, je pense. Je veux dire, ce n’est pas un secret que la plupart des fans irréductibles de l’Eurovision sont des hommes gays.
PO : C’est le moins qu’on puisse dire !
C : Ce qui est formidable ! On fait beaucoup la fête ! (rires) Quel public formidable !
PO : Et, qu’est-ce qui change ? Parce que de façon évidente, l’une des raisons pour lesquelles la Russie et les pays occidentaux ne sont pas d’accord est le droit des gays, pensez- vous que des gens se révèlent à cause de vous, des gens dont la vie a changé à cause de la déclaration que vous avez faite à l’Eurovision ?
C : Comme je l’ai dit auparavant, j’ai reçu beaucoup de messages me disant que je les inspirais, certains se sont révélés, d’autres ont changé leur vie par exemple –j’ai été secrétaire, pendant , je ne sais pas, 20 ans, et maintenant je veux nourrir des chats -ou quelque chose comme ça.
PO : Peut-on arrêter de se préoccuper des droits des gays maintenant, est-ce que ça va dans les pays occidentaux ?
C : Bien sûr que non. Juste que le fait que nous devions encore parler de votre orientation sexuelle, de la couleur de votre peau, vos croyances religieuses, c’est le signe que nous n’avons pas encore atteint l’égalité. Nous ne sommes pas au même niveau. Les gens, je pense, les conservateurs mélangent les choses, pensent que c’est l’orientation sexuelle qui définit la personnalité. Ce qui n’est pas vrai.
(22 :32)
PO : Nous en viendrons aux questions du public dans quelques secondes. L’Eurovision cette année : avez-vous vu des choses que vous aimez, y-a-il des numéros que vous attendez avec impatience de voir, quelle sorte de chansons aimeriez-vous voir gagner , qu’aimez-vous voir?
C : Vous me demandez mes favoris ? Comment osez- vous ? (rires) je « présente », je ne peux pas répondre à une question comme ça. Je dois honnêtement dire que je n’ai pas encore entendu toutes les chansons. D’après les chansons que j’ai entendues, je pense que c’est vraiment dur cette fois-ci de gagner. Car elles sont toutes « fortes » et très, très différentes. Donc ça va être très excitant.
PO : Elles sont à égalité…Je me pose des questions sur le « Green Room ». Quelquefois ça se passe très mal. L’animation a besoin d’être améliorée Conchita.
C : Maintenant j’ai peur ! (rires)
PO : Mais avec vous, quelqu’un qui y a été, tous les artistes savent que vous connaissez leur angoisse, ils vont attendre avec impatience que vous vous asseyez à côté d’eux.
C : Je ne crois pas. C’est pourquoi…Non, sérieusement, parce que je le sais moi-même, l’adorable présentatrice de l’année dernière était assise à côté de moi, et elle parlait, et je pensais seulement – s’il vous plaît, ne me parlez pas, partez, je dois regarder ça, je dois attendre…s’il vous plait !- (rires) Et ils vont penser la même chose de moi, et je vais devoir leur parler, et la caméra…-souriez, il y a la caméra, s’il vous plaît dites quelque chose !
PO : Je crois que beaucoup pensent que vous allez les mettre à l’aise, parce que vous comprenez mieux que n’importe qui, je suis sûr que vous allez faire un travail fantastique. J’attends avec impatience de vous voir. Répétez-vous en ce moment ? Comment ça se passe ?
C : Nous ne répétons pas encore, mais je suis très excitée et nerveuse pour être complètement honnête, parce que c’est en direct, il parait. (rires) Et donc… personne ne m’a dit ça ! (rires)
(24 :34)
PO : Est-ce quelque chose d’excitant de voir combien votre capitale a changé, grâce à vous. J’ai demandé à d’autres gagnants. Vous gagnez le concours, vous rentrez et vous voyez que toutes les chambres d’hôtel sont prises. Les chauffeurs de taxis vont pouvoir partir en vacances après le concours avec tout ce commerce . Vous et votre équipe avez fait ça, Conchita, vous avez changé Vienne.
C : Vous savez quoi, ce qui est si beau, je n’ai jamais eu l’expérience d’un pays tout entier concentré sur un évènement, concentré sur un énorme projet, le plus grand concours musical de la planète. et c’est si formidable que chacun est complètement motivé, totalement investi, créant ,)je ne sais pas, des choses spéciales ici et là et c’est si beau que tout le monde fonce et soit si excité. C’est vraiment magnifique !
PO : Vous aussi. Et aussi vous consacrez beaucoup de temps à tous ces évènements, acceptant un tas de choses auxquelles vous auriez probablement dû dire non.
C : Vraiment ?
(25 :39)
PO : Je parle seulement de ceci, maintenant.(rires) Mais je pense que nous devrions demander dans la salle, beaucoup de gens sont vos fans et ils en savent plus sur l’Eurovision que moi. Donc nous avons des micros. Pouvons-nous poser des questions à Conchita ? Une ici ! Ici !… Vous tenez un drapeau ! Est-ce votre robe de chambre ?
C : Ca pourrait !
PO : Attendez le micro.
Spectateur : Bonjour, mon nom est Juan. Je suis venu d’Argentine pour ceci. ( applaudissements)
PO : Avez-vous une question Juan ?
Juan : Oui ; je ne sais pas si vous savez comme on a parlé de vous dans la presse l’année dernière et cette année. La semaine dernière, il a été mentionné que vous présentiez votre autobiographie. Quelques chaînes de tv ont parlé de votre victoire à l’Eurovision et maintenant elles suivent votre carrière Plus de 100 000 fans argentins attendent que je sois ici aujourd’hui pour vous demander si vous pensez venir en Amérique Latine.
C : Vous me faites marcher ? Bien sûr ! (rires) Bien sûr ! (applaudissements) Je veux dire, mon nom est Conchita où devrais-je aller ailleurs que là ? (rires)
(27 :10)
(PO : Pouvez faire passer le micro sur la gauche ? A gauche…à votre droite. Avez-vous une question ici, Non. Là-bas. Il n’y a pas de micro. Peut-on avoir un micro de ce côté ?
Spectatrice : merci. Bonjour Conchita.
C : Bonjour.
Spectatrice : D’abord, la vidéo hier : « wow » ! Revenons à l’Eurovision. Nous avons beaucoup parlé aujourd’hui de marque nationale, d’identité nationale. Je voudrais savoir, quand vous étiez sur cette immense scène à Copenhague l’année dernière , dans quelle mesure étiez-vous là en tant que « vous »,l’artiste, Conchita et dans quelle mesure sentiez-vous la pression de l’Autriche sur vos épaules , ou pas du tout ?
C : Merci pour la question. Non, je n’ai ressenti aucune pression. C’était en fait une situation très égoïste. Et j’ai pensé vraiment –et pendant toute la compétition, pour être tout à fait honnête- je suis fière d’être autrichienne et j’adore mon pays, mais je me suis dit, ok mais c’est « mon » moment, c’est seulement pour moi, ce sont « mes » trois minutes. J’ai travaillé si dur pour arriver là. Je suis désolée si je déçois l’Autriche, mais c’est « mon » truc. (applaudissements)
PO : En avons-nous une autre ici ? Voulez-vous faire passer le micro ? C’est pour vous, Non ?… Bien nous pouvons parler de projets d’avenir. Et vous demander si oui ou non vous pensez qu’il est important de rompre avec l’Eurovision ? C’est ce que m’ont dit deux membres de ABBA. : vous devez prendre l’Eurovision à bras le corps mais vous devez aussi savoir quand rompre avec l’Eurovision. Pensez-vous que dans l’avenir, vous pouvez être Conchita « sans » l’Eurovision,
C : La question est, si jamais je gagnais…les gens voient ça comme ça. Vous savez, je suis une grande fan de l’Eurovision et vous ne vous débarrasserez jamais de moi. (rires). Parce que je l’aime vraiment. Mais d’un autre côté, la victoire à l’eurovision a été le jalon le plus important de ma carrière jusqu’ici.
PO : jusqu’ici !
C : Exactement. Mais je ne veux pas que ce soit le seul. Je n’ai pas envie de couper le lien entre l’Eurovision et moi, parce que je l’aime de tout mon cœur. Pourquoi devriez-vous…je ne sais…juste parce que vous avez gagné l’Eurovision ne veut pas dire que vous ne pouvez pas avoir une carrière à côté. Je ne sépare pas.
(30 :02)
PO : Finalement , que pouvez- vous me dire ce qui a marqué cette année ? Je sais que vous étiez dans les toilettes avec une actrice américaine. Mais que c’est-il passé d’autre de marquant au cours de l’année de la gagnante , Conchita ?
C : Tellement de choses ! Tant, tant de choses ! Chaque expérience a été… Je n’essayerai pas de leur donner une place. Je me souviens qu’une chose en particulier. Le coup de téléphone de mon père, je crois que c’était deux semaines après avoir gagné, et j’étais vraiment dans une bulle, tout était comme un rêve. Tout le temps en avion , allant ici et là, .Et mon père m’a appelé. Mes parents possèdent un petit hôtel en Styria. IIs dirigent leur entreprise, moi-aussi. Ils sont très passionnés. Et il m’a appelée et dit : tu sais, je voulais juste de dire merci, je n’ai pas beaucoup de temps car nous sommes complets et je voulais juste dire merci, et il a raccroché. (rires) Et j’ai ressenti tellement de bonheur, parce que je sais ce que c’est quand on croit en quelque chose, et mes parents croient en leur petit hôtel, et si c’est couronné de succès, c’est un sentiment intense. Et je me suis sentie si heureuse pour eux. Je pouvais l’entendre sourire : « allez, va chercher une autre soupe.à la table 5… » (rires) Et ça a été un moment très très beau.
PO : il est très fier de vous.
C : Oui. Oui.
PO : Et vous de lui.
C : Oui, je le suis.
PO : Merci. Nous avons adoré vous recevoir. Nous ne pouvons pas continuer à poser d’autres questions. (elle fait la moue) Voulez- vous s’il vous plait dire un grand merci à Conchita Wurst ! (applaudissements)


 

 

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